Le droit à la déconnexion des salariés

Le droit à la déconnexion des salariés

Bien que la loi depuis 2017 appelle à débrancher, le droit à la déconnexion est peu appliqué. Dans certains milieux professionnels, l’addiction va jusqu’à checker ses emails le soir à minuit. Certains n’hésitent plus à faire des visioconférences sur leur tablette, à la plage ! La boulimie de travail ou la peur de l’échec voire du retard, entraîne des comportements inappropriés. Mais pourquoi diable les salariés pour un certain nombre peinent à se déconnecter ?

Le droit à la déconnexion, est-ce une chimère ?

À en croire de nombreux salariés (cadres pour la plupart), ce droit à la déconnexion n’existe que pour apaiser les consciences. Pourtant comme le souligne Fabrice ALLEGOET, les salariés disposent d’un droit à la vie privée. Il faut donc accepter de stopper toute activité professionnelle pour se consacrer pleinement à ses occupations personnelles. C’est réellement important de faire la part des choses. Personne ne peut être occupé sans discontinuer tout en restant performant. Se déconnecter participe à une meilleure hygiène de vie. Le travail ce n’est pas 7 jours sur 7 et 24/24. Tout le monde a le droit au repos. Le travail répond à une amplitude horaire stricte et à des horaires fixés à l’avance dans la mesure du possible.

Piège des outils de travail nomades et du télétravail

Le télétravail rend parfois difficile la gestion du temps. Le droit à la déconnexion n’est pas évident à faire respecter dans ces conditions. Le piège des outils nomades réside dans la tentation de les emporter partout. C’est déjà le cas du téléphone mobile professionnel. Une majorité de salariés partent en vacances avec leur téléphone pro. C’est inacceptable et cela trahit le principe du droit à la déconnexion. Comme le dit à juste titre Fabrice ALLEGOET, ce droit est né par son appellation de toutes les solutions numériques. Se déconnecter plutôt que de rester en veille permanente. Voilà un conseil qu’il convient de suivre. Tout doit être fait pour opérer une vraie frontière entre la vie familiale et le monde professionnel. L’employeur doit tout faire pour rappeler ce principe à bon droit aux salariés.

Équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle

Comment faudrait-il s’y prendre en réalité pour préserver sa vie personnelle de l’invasion de tâches professionnelles ? Sans doute en faisant l’effort de s’arrêter « vraiment ». Il est important de consacrer du temps pour se reposer, se divertir, se ménager. Cela participe à un certain équilibre. Nous rappelons que même en télétravail, un collaborateur malade doit se soigner. Il doit alors signifier à son employeur son arrêt maladie. Le salarié doit intégrer ce fait possible dans l’organisation de son activité.

Les salariés, victimes de leurs propres agissements ?

L’addiction au travail est un vrai problème. Parfois, ce sont les employeurs qui encouragent à ne pas déconnecter. Ils ne l’expriment pas toujours directement. Il faut comprendre que la charge de travail augmentant et les délais se resserrant, il faut travailler plus et tout le temps. Aussi, les employeurs participent à la dégradation des conditions de vie des salariés. Ils devraient pourtant être les premiers artisans du droit à la déconnexion. Cette absence de congruence doit nous faire réagir. Pour répondre aux objectifs fixés, le temps de travail s’étend à des horaires indus. À défaut, les salariés peinent à produire le travail à temps. Et c’est la panique à bord !

Le droit à la déconnexion permet de lutter contre le stress

Mais alors, comment aider les salariés à déconnecter ? Il faut commencer par introduire une charte ou un accord collectif du travail pour favoriser la déconnexion. Tout le monde doit rapidement prendre conscience de l’urgence. L’employeur peut aussi contraindre les salariés à stopper tout travail. Il suffit pour cela d’interdire l’accès à ses emails ou à son « cloud » le week-end. Une façon de décourager les collaborateurs récalcitrants. L’absence de réelle déconnexion participe au stress chronique. Les salariés ne voient jamais la fin ; cela développe une angoisse permanente. Il est nécessaire que chacun s’interroge sur son comportement face au travail.

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